Aspects économiques du logiciel libre
Pendant longtemps on a parlé de l'impossibilité d'avoir une économie du logiciel libre. Avec des idées et une offre variée la SARL RyXéo est un témoin vivant qu'il est possible de vivre du logiciel libre, de créer des richesses, des produits et des services. Nos atouts sont nombreux et nos clients heureux.
Y a t-il une seule économie du logiciel libre ?
Dans le monde du logiciel propriétaire le modèle économique est assez simple:
- je dépense 1000 pour créer un logiciel (par exemple)
- je le vends 10
- le bénéfice arrive dès la 100° unité vendue (pour faire simple)
Il faut donc arriver à vendre et ensuite à re-vendre la version +1 du logiciel aux utilisateurs même s'ils n'en ont pas forcément besoin. On trouve alors des astuces pour "forcer" les ventes comme par exemple rendre incomatible les fichiers produits avec le logiciel: la version 1.0 ne peut lire les fichiers produits avec la version 2.0. Dès que 20% des ordinateurs d'une entreprise sont équipés de la nouvelle version (parceque plus récents que les autres et vendus avec la version 2.0) vous êtes obligés de mettre à niveau l'ensemble du parc ...
Avec le logiciel libre; tout ceci n'est pas possible ! Il faut donc trouver des astuces, des idées, créer un nouveau mode de fonctionnement. Par exemple on parle souvent des services: les logiciels sont libres et gratuits mais vous payez les services qui vont avec: garantie de fonctionnement, contrat de maintenance etc. Chez RyXéo on s'est rendu compte que ça ne permet pas de gagner beaucoup d'argent et de payer des développeurs, nous cherchons donc d'autres idées complémentaires:
- lorsqu'un client paye 1000€ de maintenance pour un serveur et que nous passons deux jours de travail effectifs sur ce serveur nous dégageons 0€ de marge permettant de payer un développeur ...
- il faut donc trouver autre chose en plus pour éviter de stopper le développement des logiciels pour ne faire plus que consultant ou administrateur réseau;
- par exemple: une entité paye 1000€ pour développer le logiciel et ensuite celui-ci est disponible selon la licence GNU/GPL;
- le développeur est payé à sa juste valeur, tout le monde est content; le seul problème est que ce genre de clients est très rare; C'est ainsi que RyXéo à décidé de développer sur ses fonds propres les solutions AbulÉdu et Horizon; Nous ne sommes pas contre un gros budget de l'éducation nationale qui nous commanderait le développement d'abuledu 2.0 par exemple ... mais les seules propositions que nous avons eu sont de l'ordre de 15.000 € pour équiper et maintenir 420 écoles d'un département pendant 3 ans !
Des emplois non délocalisables et proches des clients
- Si l'on parle de service pour la formation, l'assistance, l'aide à l'installation et à la prise en main des logiciels, ces emplois là sont locaux et non délocalisables. Le logiciel libre induit la création d'emplois proches du lieu de consommation, nous sommes proche de nos clients;
- Nous avons remportés plusieurs appels d'offres face à des sociétés parisiennes: nos coûts de déplacements sont moindres. Inversement: le marché parisien nous est inacessible pour les mêmes raisons;
- Se pose alors l'éternelle question de l'offre et la demande; Avec RyXéo nous essayons de surfer comme il faut pour être juste un peu en avance sur la demande pour que notre offre corresponde aux besoins de nos clients dans un très proche avenir;